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Histoires d’Arbres

Henri de Gerlache, réalisateur belge réputé, nous a fait l’honneur de poser ses valises dans notre village afin de consacrer l’un  de ses films au chêne à clous dans le cadre d’une série intitulée « Histoires d’Arbres ». Plusieurs villageois ont participé au tournage, vous les retrouverez bientôt sur la chaîne Arte.

En apéritif, vous pouvez juger la qualité du travail en visionnant la bande annonce.

29ème Jogging de Vacresse

Pour la 29ème année consécutive, Christian Beau et son équipe du Cercle de Vacresse vous convient, ce dimanche 2 août 2015 à 10h, à leur traditionnel Jogging à l’occasion de la ducasse aux cerises.

Vous transpirerez dans la bonne humeur tout au long des 11km du parcours avec un trCourse à piedès beau passage dans le bois de la Haye. Le départ et l’arrivé se feront au terrain de foot.

L’après-course ne sera pas non plus de tout repos, faites confiance au Comité du Cercle!

Plus d’infos: Site du challenge Défi 13

 

La ferme de la Berquelette

D’après le Chanoine Puissant, le terme Berquelette voudrait dire petite barque. Sans doute qu’à cet emplacement, une barque permettait le passage de la Petite Hunelle toute proche. D’ailleurs en 1650, on cite déjà la Cense de la Biécelette « proche de la rivière Hunelle et des Sarts d’Augenies (Vaudignies) »

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Cette ferme est déjà citée en 1561, Georges Malapert de Mons en est alors propriétaire. En 1687, survient le décès de Charles de Launoy, censier de la Berquelette. En 1709, c’est au tour de Jacques de Bay de décéder alors que la ferme lui appartient. En 1774, Nicolas de Bay a en sa possession une ferme avec 40 bonniers, 7 chevaux et 21 vaches. Elle est ensuite occupée par les frères Robette.

Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, la ferme était entourée par le Bois de Lens, qui fut défriché progressivement.

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En 1953, la propriété formait un bloc de plus ou moins 70 hectares dont le chef d’exploitation était Marcel Cammaert. En 1957, elle passe dans les mains de Mr et Mme Delputte alors qu’elle appartient toujours à Mr Henry Duchateau-Duez d’Ixelles.

Actuellement, la Berquelette, devenue la propriété de Mr et Mme Delputte, est l’une des plus grosse exploitation agricole du village qui compte plus de 200 hectares.

Notons que l’extérieur de la ferme a été complètement modifié et que seul la cour intérieure a conservé son aspect d’antan.

Sur l’un des dessus de porte de la cour intérieure, on peut contempler une pierre bleue gravée en 1741 portant l’inscription : « Contemplez pêcheurs la Face de Votre divin Sauveur 1741″.

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Adresse : Rue de Chièvres à Herchies

Les moulins à Herchies

Les moulins ont toujours joué un rôle important dans l’économie de nos régions au cours des siècles passés. En effet, le pain étant à la base de l’alimentation de tous, le moulin devenait l’outil indispensable. De plus, à côté des moulins à moudre le blé, il existait des moulins ou tordoir à huile, à écorce ou à tan, à tabac ou à papier.

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Carte des 6 moulins ayant existé à Herchies S. Dramaix – 2006

Cependant en parallèle de son côté indispensable, le moulin – surtout lorsqu’il était à vent – était assez vulnérable: vulnérable aux incendies et à la foudre d’abord mais aussi aux caprices du vent qui rendaient son fonctionnement très aléatoire. Avec l’arrivée de la machine à vapeur puis électrique, les moulins à vent vont disparaître les uns après les autres.

La fin des moulins à eaux, bien que similaire, se réalisa un peu plus tardivement étant donné que les moulins à eau n’étaient pas affectés par les caprices de leur force motrice presque constante, en l’occurrence l’eau.

Herchies connu le même scénario que celui décrit ci-dessus puisque en 1923, le dernier des cinq moulins à vent rendait son dernier souffle. Le moulin de la Planche qui Bout, seul moulin à eau d’Herchies, toujours debout,  est resté en fonctionnement jusqu’à le deuxième moitié du XXème siècle.

Avant de passer en revue les différents moulins qui ont existé à Herchies et qui feront l’objet de prochains articles, il est important de préciser une notion centrale au temps passé: la banalité. Selon Jules Dewert, la banalité (ou bannière) est « le droit qu’avait le seigneur d’obliger ses vassaux ou banniers à moudre leurs grains dans son moulin (réputé banal, banneret ou à ban), moyennant une certaine rétribution ou redevance ». Cette dernière représentait en général pour les vassaux le seizième de leur production. La banalité fut abolie à la Révolution française, ce qui engendra la construction de nombreux moulins.

La Place d’Herchies

La Place d'Herchies, Juillet 2015

La Place d’Herchies, Juillet 2015

La place du village n’a pas toujours eu l’étendue qu’elle a actuellement. En effet, un ancien cimetière comme celui d’Erbaut entourait l’Église. En 1866, on stoppa les inhumations dans ce cimetière. Les nouvelles normes d’hygiènes poussèrent les autorités à ouvrir un nouveau site funéraire à l’extérieur du village. D’ailleurs, pendant un certain temps, on retrouva lors des différents travaux d’aménagements de la voirie des ossements que l’on avait oublié d’enlever lors du déménagement.

La partie se trouvant devant la pharmacie Delor, pharmacien et poète local, (devenue Droulez aujourd’hui) était une mare qui portait le nom d’Abreuvoir Gaverelle du nom des voisins de la pièce d’eau. L’endroit pris le nom de Rue de l’abreuvoir avant que la commune décide en 1934 place herchies 001de la rebaptiser : « Place du Chanoine Puissant » en l’honneur de celui qui avait aménagé le site féodal. Mais la dénomination ne fut jamais réellement employée.

Devant l’ancien café Delrot et le CPAS (ancienne maison communale), la voirie portait le nom de « Chemin Maillet » du nom d’un ancien habitant.

Outre l’église, on retrouve sur la Place des bâtiments comme le monument aux morts (1920) dédié aux victimes du premier conflit mondial ou la très belle cure du XVIIIème toujours habitée par un membre du clergé en l’occurrence, l’Abbé Indrizi. Notons les deux arbres qui s’y trouvent: l’arbre de la liberté et l’arbre de l’armistice (1920).

Des rumeurs d’une rénovation complète de la place – qui en aurait bien besoin – resurgissent régulièrement mais ce ne sont… que des rumeurs.