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Histoires d’Arbres

Henri de Gerlache, réalisateur belge réputé, nous a fait l’honneur de poser ses valises dans notre village afin de consacrer l’un  de ses films au chêne à clous dans le cadre d’une série intitulée « Histoires d’Arbres ». Plusieurs villageois ont participé au tournage, vous les retrouverez bientôt sur la chaîne Arte.

En apéritif, vous pouvez juger la qualité du travail en visionnant la bande annonce.

La ferme de la Berquelette

D’après le Chanoine Puissant, le terme Berquelette voudrait dire petite barque. Sans doute qu’à cet emplacement, une barque permettait le passage de la Petite Hunelle toute proche. D’ailleurs en 1650, on cite déjà la Cense de la Biécelette « proche de la rivière Hunelle et des Sarts d’Augenies (Vaudignies) »

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Cette ferme est déjà citée en 1561, Georges Malapert de Mons en est alors propriétaire. En 1687, survient le décès de Charles de Launoy, censier de la Berquelette. En 1709, c’est au tour de Jacques de Bay de décéder alors que la ferme lui appartient. En 1774, Nicolas de Bay a en sa possession une ferme avec 40 bonniers, 7 chevaux et 21 vaches. Elle est ensuite occupée par les frères Robette.

Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, la ferme était entourée par le Bois de Lens, qui fut défriché progressivement.

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En 1953, la propriété formait un bloc de plus ou moins 70 hectares dont le chef d’exploitation était Marcel Cammaert. En 1957, elle passe dans les mains de Mr et Mme Delputte alors qu’elle appartient toujours à Mr Henry Duchateau-Duez d’Ixelles.

Actuellement, la Berquelette, devenue la propriété de Mr et Mme Delputte, est l’une des plus grosse exploitation agricole du village qui compte plus de 200 hectares.

Notons que l’extérieur de la ferme a été complètement modifié et que seul la cour intérieure a conservé son aspect d’antan.

Sur l’un des dessus de porte de la cour intérieure, on peut contempler une pierre bleue gravée en 1741 portant l’inscription : « Contemplez pêcheurs la Face de Votre divin Sauveur 1741″.

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Adresse : Rue de Chièvres à Herchies

Les moulins à Herchies

Les moulins ont toujours joué un rôle important dans l’économie de nos régions au cours des siècles passés. En effet, le pain étant à la base de l’alimentation de tous, le moulin devenait l’outil indispensable. De plus, à côté des moulins à moudre le blé, il existait des moulins ou tordoir à huile, à écorce ou à tan, à tabac ou à papier.

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Carte des 6 moulins ayant existé à Herchies S. Dramaix – 2006

Cependant en parallèle de son côté indispensable, le moulin – surtout lorsqu’il était à vent – était assez vulnérable: vulnérable aux incendies et à la foudre d’abord mais aussi aux caprices du vent qui rendaient son fonctionnement très aléatoire. Avec l’arrivée de la machine à vapeur puis électrique, les moulins à vent vont disparaître les uns après les autres.

La fin des moulins à eaux, bien que similaire, se réalisa un peu plus tardivement étant donné que les moulins à eau n’étaient pas affectés par les caprices de leur force motrice presque constante, en l’occurrence l’eau.

Herchies connu le même scénario que celui décrit ci-dessus puisque en 1923, le dernier des cinq moulins à vent rendait son dernier souffle. Le moulin de la Planche qui Bout, seul moulin à eau d’Herchies, toujours debout,  est resté en fonctionnement jusqu’à le deuxième moitié du XXème siècle.

Avant de passer en revue les différents moulins qui ont existé à Herchies et qui feront l’objet de prochains articles, il est important de préciser une notion centrale au temps passé: la banalité. Selon Jules Dewert, la banalité (ou bannière) est « le droit qu’avait le seigneur d’obliger ses vassaux ou banniers à moudre leurs grains dans son moulin (réputé banal, banneret ou à ban), moyennant une certaine rétribution ou redevance ». Cette dernière représentait en général pour les vassaux le seizième de leur production. La banalité fut abolie à la Révolution française, ce qui engendra la construction de nombreux moulins.

La Fontaine Loquet

La Fontaine Loquet, dont l’origine du nom reste un mystère, est située sur le sentier qui relie la « Route de Baudour » à la « rue Franc Boudin » anciennement appelé « rue de la Fontaine ». Elle s’élargit pour former la Petite Dendre après avoir reçu les eaux du Rieu des Richards appelé autrefois Ruisseau d’Orissart ou Heurissart ainsi que celles du « Ruisseau du Bois de Bafontaine Loquetudour » anciennement dénommé Rieu du Frasnoit ou du Saulchoir avant de former l’étang de la Planche qui bout à la limite d’Erbaut.

 Il y a une soixantaine d’années, la Fontaine était un simple trou, il fallait descendre quelques marches en pierre pour y avoir accès. Les fermièresvenaient souvent ylaver leur beurre car l’eau était très froide. Lorsque l’on brassait encore de la bière auvillage, unecanalisation de bois reliait la fontaine à la brasserie du Rabot, la production brassicole étant très exigeanteen eau. Robert Chevalier, voisin de la Fontaine, déclarait dans un article de presse : « Avant l’installation de la distribution d’eau, vers les années 1955, une pompe électrifiée était placée sur le mur de la brasserie et les agriculteurs venaient y remplir des tonneaux d’eau pour abreuver le bétail. Beaucoup de personnes venaient aussi chercher de l’eau de la Fontaine pour lesnourrissons, l’eau était en effet très pure ». C’est vrai que la Fontaine Loquet a toujours été un lieu très fréquenté des gens du village et des environs. Il n’y a pas encore si longtemps, lorsque son eau était encore régulièrement contrôlée apte à la consommation, une foule considérable se rendait à la fontaine pour y remplir des dizaines de bouteilles en plastique ou autres récipients qui pouvaient faire l’affaire. En raison du grand nombre de visiteurs, l’Administration communale décida dans les années 70 de couvrir la Fontaine pour des raisons d’hygiène. En 1991, la Fontaine fut réaménagée sur base d’un projet du Spéloir dans le cadre de l’Année des Fontaines. L’eau jaillit désormais d’une pierre bleue taillée qui porte l’inscription H – Fontaine Loquet. Elle est l’oeuvre de Jean Bersoux, tailleur de pierres à Soignies. Bien que son aspect et son usage aient fortement évolués au cours des années, le charme de la fontaine a toujours attiré les flâneurs et inspiré les poètes comme Charles Delor.