Les moulins à Herchies

Les moulins ont toujours joué un rôle important dans l’économie de nos régions au cours des siècles passés. En effet, le pain étant à la base de l’alimentation de tous, le moulin devenait l’outil indispensable. De plus, à côté des moulins à moudre le blé, il existait des moulins ou tordoir à huile, à écorce ou à tan, à tabac ou à papier.

moulins herchies

Carte des 6 moulins ayant existé à Herchies S. Dramaix – 2006

Cependant en parallèle de son côté indispensable, le moulin – surtout lorsqu’il était à vent – était assez vulnérable: vulnérable aux incendies et à la foudre d’abord mais aussi aux caprices du vent qui rendaient son fonctionnement très aléatoire. Avec l’arrivée de la machine à vapeur puis électrique, les moulins à vent vont disparaître les uns après les autres.

La fin des moulins à eaux, bien que similaire, se réalisa un peu plus tardivement étant donné que les moulins à eau n’étaient pas affectés par les caprices de leur force motrice presque constante, en l’occurrence l’eau.

Herchies connu le même scénario que celui décrit ci-dessus puisque en 1923, le dernier des cinq moulins à vent rendait son dernier souffle. Le moulin de la Planche qui Bout, seul moulin à eau d’Herchies, toujours debout,  est resté en fonctionnement jusqu’à le deuxième moitié du XXème siècle.

Avant de passer en revue les différents moulins qui ont existé à Herchies et qui feront l’objet de prochains articles, il est important de préciser une notion centrale au temps passé: la banalité. Selon Jules Dewert, la banalité (ou bannière) est « le droit qu’avait le seigneur d’obliger ses vassaux ou banniers à moudre leurs grains dans son moulin (réputé banal, banneret ou à ban), moyennant une certaine rétribution ou redevance ». Cette dernière représentait en général pour les vassaux le seizième de leur production. La banalité fut abolie à la Révolution française, ce qui engendra la construction de nombreux moulins.

La Place d’Herchies

La Place d'Herchies, Juillet 2015

La Place d’Herchies, Juillet 2015

La place du village n’a pas toujours eu l’étendue qu’elle a actuellement. En effet, un ancien cimetière comme celui d’Erbaut entourait l’Église. En 1866, on stoppa les inhumations dans ce cimetière. Les nouvelles normes d’hygiènes poussèrent les autorités à ouvrir un nouveau site funéraire à l’extérieur du village. D’ailleurs, pendant un certain temps, on retrouva lors des différents travaux d’aménagements de la voirie des ossements que l’on avait oublié d’enlever lors du déménagement.

La partie se trouvant devant la pharmacie Delor, pharmacien et poète local, (devenue Droulez aujourd’hui) était une mare qui portait le nom d’Abreuvoir Gaverelle du nom des voisins de la pièce d’eau. L’endroit pris le nom de Rue de l’abreuvoir avant que la commune décide en 1934 place herchies 001de la rebaptiser : « Place du Chanoine Puissant » en l’honneur de celui qui avait aménagé le site féodal. Mais la dénomination ne fut jamais réellement employée.

Devant l’ancien café Delrot et le CPAS (ancienne maison communale), la voirie portait le nom de « Chemin Maillet » du nom d’un ancien habitant.

Outre l’église, on retrouve sur la Place des bâtiments comme le monument aux morts (1920) dédié aux victimes du premier conflit mondial ou la très belle cure du XVIIIème toujours habitée par un membre du clergé en l’occurrence, l’Abbé Indrizi. Notons les deux arbres qui s’y trouvent: l’arbre de la liberté et l’arbre de l’armistice (1920).

Des rumeurs d’une rénovation complète de la place – qui en aurait bien besoin – resurgissent régulièrement mais ce ne sont… que des rumeurs.

La Fontaine Loquet

La Fontaine Loquet, dont l’origine du nom reste un mystère, est située sur le sentier qui relie la « Route de Baudour » à la « rue Franc Boudin » anciennement appelé « rue de la Fontaine ». Elle s’élargit pour former la Petite Dendre après avoir reçu les eaux du Rieu des Richards appelé autrefois Ruisseau d’Orissart ou Heurissart ainsi que celles du « Ruisseau du Bois de Bafontaine Loquetudour » anciennement dénommé Rieu du Frasnoit ou du Saulchoir avant de former l’étang de la Planche qui bout à la limite d’Erbaut.

 Il y a une soixantaine d’années, la Fontaine était un simple trou, il fallait descendre quelques marches en pierre pour y avoir accès. Les fermièresvenaient souvent ylaver leur beurre car l’eau était très froide. Lorsque l’on brassait encore de la bière auvillage, unecanalisation de bois reliait la fontaine à la brasserie du Rabot, la production brassicole étant très exigeanteen eau. Robert Chevalier, voisin de la Fontaine, déclarait dans un article de presse : « Avant l’installation de la distribution d’eau, vers les années 1955, une pompe électrifiée était placée sur le mur de la brasserie et les agriculteurs venaient y remplir des tonneaux d’eau pour abreuver le bétail. Beaucoup de personnes venaient aussi chercher de l’eau de la Fontaine pour lesnourrissons, l’eau était en effet très pure ». C’est vrai que la Fontaine Loquet a toujours été un lieu très fréquenté des gens du village et des environs. Il n’y a pas encore si longtemps, lorsque son eau était encore régulièrement contrôlée apte à la consommation, une foule considérable se rendait à la fontaine pour y remplir des dizaines de bouteilles en plastique ou autres récipients qui pouvaient faire l’affaire. En raison du grand nombre de visiteurs, l’Administration communale décida dans les années 70 de couvrir la Fontaine pour des raisons d’hygiène. En 1991, la Fontaine fut réaménagée sur base d’un projet du Spéloir dans le cadre de l’Année des Fontaines. L’eau jaillit désormais d’une pierre bleue taillée qui porte l’inscription H – Fontaine Loquet. Elle est l’oeuvre de Jean Bersoux, tailleur de pierres à Soignies. Bien que son aspect et son usage aient fortement évolués au cours des années, le charme de la fontaine a toujours attiré les flâneurs et inspiré les poètes comme Charles Delor.

Le site herchies.be fait peau neuve

Après presque 10 ans de bons et loyaux services, j’ai décidé de dépoussiérer le site herchies.be afin de lui redonner le côté dynamique de ses débuts. Dix ans, c’est long, surtout avec les évolutions technologiques et l’avènement du web 2.0 ; l’ancienne structure n’était décidément plus en phase avec les nouvelles mentalités. Et la dernière mise à jour datait de 2013… Que fait le webmaster!!! 😉

Le chantier est important, on sait quand ça commence mais pas quand ça sera fini! Patience, patience, de toute façon l’ancienne version restera en ligne jusqu’à ce que celle-ci soit finalisée donc pas de stress.

Bonnes vacances,

Sylvain