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Histoires d’Arbres

Henri de Gerlache, réalisateur belge réputé, nous a fait l’honneur de poser ses valises dans notre village afin de consacrer l’un  de ses films au chêne à clous dans le cadre d’une série intitulée « Histoires d’Arbres ». Plusieurs villageois ont participé au tournage, vous les retrouverez bientôt sur la chaîne Arte.

En apéritif, vous pouvez juger la qualité du travail en visionnant la bande annonce.

Les moulins à Herchies

Les moulins ont toujours joué un rôle important dans l’économie de nos régions au cours des siècles passés. En effet, le pain étant à la base de l’alimentation de tous, le moulin devenait l’outil indispensable. De plus, à côté des moulins à moudre le blé, il existait des moulins ou tordoir à huile, à écorce ou à tan, à tabac ou à papier.

moulins herchies

Carte des 6 moulins ayant existé à Herchies S. Dramaix – 2006

Cependant en parallèle de son côté indispensable, le moulin – surtout lorsqu’il était à vent – était assez vulnérable: vulnérable aux incendies et à la foudre d’abord mais aussi aux caprices du vent qui rendaient son fonctionnement très aléatoire. Avec l’arrivée de la machine à vapeur puis électrique, les moulins à vent vont disparaître les uns après les autres.

La fin des moulins à eaux, bien que similaire, se réalisa un peu plus tardivement étant donné que les moulins à eau n’étaient pas affectés par les caprices de leur force motrice presque constante, en l’occurrence l’eau.

Herchies connu le même scénario que celui décrit ci-dessus puisque en 1923, le dernier des cinq moulins à vent rendait son dernier souffle. Le moulin de la Planche qui Bout, seul moulin à eau d’Herchies, toujours debout,  est resté en fonctionnement jusqu’à le deuxième moitié du XXème siècle.

Avant de passer en revue les différents moulins qui ont existé à Herchies et qui feront l’objet de prochains articles, il est important de préciser une notion centrale au temps passé: la banalité. Selon Jules Dewert, la banalité (ou bannière) est « le droit qu’avait le seigneur d’obliger ses vassaux ou banniers à moudre leurs grains dans son moulin (réputé banal, banneret ou à ban), moyennant une certaine rétribution ou redevance ». Cette dernière représentait en général pour les vassaux le seizième de leur production. La banalité fut abolie à la Révolution française, ce qui engendra la construction de nombreux moulins.